Songs Of Death And Deception [dark folk] (UPR 027) - Compact Disc

by BLACK EGG

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Après seulement un an et demi d'existence nous sommes arrivés à un moment charnière dans la vie d'Unknown Pleasures Records, un rêve se réalise avec l' album folk composé et chanté par Usher, probablement le meilleur disque de sa carrière, un vrai disque de songwriter, beau, touchant, vibrant, classieux, humain. Ce album acoustique de BLACK EGG s'intitule «Songs Of Death And Deception» . C'est l’un de ces grands disques que beaucoup d'entre vont chérir pendant des années au même titre qu'il est déjà pour nous l’accomplissement d’un label qui se respecte. Mais il est difficile de s’exonérer de faire l’hagiographie de l’artiste pour mesurer l’importance de l’œuvre que nous avons entre les mains.

Pour présenter l’œuvre en question il m'a semblé donc nécessaire de remettre les choses dans leur contexte temporel. En 2015 nous avons publié une édition remasterisée des premiers travaux de jeunesse de Michel Lecamp sous son pseudo Anthon Shield (1980-1985) comprenant la période expérimentale antérieure à Norma Loy. Au début des années 80 Anthon « Usher » Shield et son alter ego Chelsea aka Reed ∅13 créent Norma Loy, une entité musicale protéiforme et pluridisciplinaire (musique, graphisme, photographie, performances, textes). A la fois dignes héritiers de Suicide (c'est Alan Vega himself qui trouvera le nom du groupe), de Throbbing Gristle (que Usher est allé voir en concert à Londres en 1980) ou du Velvet Underground ils exploreront les déviances et les concepts filandreux de Georges Bataille, d'Antonin Artaud, d'Henry Michaux ou d'Andre Breton.

Ces deux figures de la cold wave française n'auront de cesse d'explorer les possibilités offertes par les premières machines de l'époque. Des débuts post-punk de Norma Loy vers 81/83 l’Histoire retiendra leur premier EP. «Romance» tube cold wave devenu culte dans la scène Minimal Wave. Dés 1984 sortira également le maxi «Psychic Altercation» qui sera pour moi la porte d’entrée dans l’univers inquiétant, surréaliste et dérangé du Norma Loy de mon adolescence. Cet univers présente d’ailleurs quelques similitudes avec celui du Die Form des débuts sur Bain Total. Voix schizophrènes, boîtes à rythmes glaciales et sonorités de synthétiseurs psychiquement altérées. Le premier album de Norma Loy, «Rewind / T-Vision», poussera un peu plus loin cette formule à laquelle le binôme Usher/Chelsea ajoutera des guitares stoogiennes et des saxophones échappés du Tuxedomoon de Crammed Discs.

Tout au long des mirifiques eighties Norma Loy conservera un statut de groupe culte autant respecté de ses fans que des critiques rocks (albums «Sacrifice» et «Rebirth»). Leurs prestations scéniques à l’époque, votre serviteur aura pu en témoigner à de maintes reprises, étaient souvent intenses et habitées. Cette aura spécifique aux pionniers français du post-punk viendra peu à peu s’étioler avec des changements de labels répétés et des compositions plus pop, plus mélodiques et consensuelles comme sur l’album «Attitudes» de 1991. De leurs quatre albums (si l’on excepte «Un/Real» celui de la reformation avortée de 2009 ), «Attitudes» sera celui qui vieillira le moins bien. Norma Loy ne se remettra pas de cet échec critique et commercial et ce n’est que 18 ans puis tard que le groupe tentera un retour sur la scène mais qui sera de courte durée.

Jusqu’à ce jour aucun des membres du groupe n’aura réussi à faire revivre cette flamme du groupe de légende qu'était le Norma Loy des années 80. Aucun, sauf l'unique compositeur Usher (San) qui n’a jamais eu de cesse de pousser sa recherche du Graal sonore dans ses derniers retranchements. Grand artiste contemporain et camarade de scène des mythiques Marquis de Sade, Kas Product, Orchestre Rouge, Trisomie 21, Clair Obscur, Guerre Froide ou Die Form le dénommé Usher aka Michel Lecamp dans le civil n’a jamais arrêté de composer et de produire sous des formes plus ou moins confidentielles (Die Puppe, Ushersan, Adan & Ilse et Black Egg) sur des petits labels avec toujours ces mêmes obsessions autour de l’amour tourmenté, du fétichisme, de la déréliction, de la mort et de la renaissance.

Ce n’est qu’en 2012 que notre génie dijonnais (le mot «génie» a tellement été galvaudé de nos jours que n’importe quel tâcheron de studio est aujourd’hui traité de «génie») fait naître une nouvelle entité bien plus noire, esthétique, inspirée, puissante et essentielle. Cette entité nouvelle prendra forme sous mes yeux et elle portera le nom de BLACK EGG. Suivront deux albums vinyle et un EP sur le label Aufnahme + Wiedergabe présentant un son minimaliste et habité, une production à la fois chirurgicale, vibratoire et analogique, neurasthénique et noise se rapprochant du mouvement Angst Pop cher au fameux label industriel Galakthorrö (Haus Arafna, November Novelet, Maska Genetik ou Herz Jühning).

En tant que fan numéro un de Black Egg j’ai insisté auprès d’Usher pour qu’il compose un album plus «dark folk», plus acoustique et surtout écrit avec le cœur et les tripes. Entre temps celui ci publia la ballade folk «Brotherhood» sur son label allemand me confortant dans l’idée qu’il devait écrire un album entier dans cet esprit. Les mois passèrent, d’autres projets comme Adan & Ilse occupèrent tout notre temps mais je continuais à rappeler à Usher qu’il se devait composer le disque de sa carrière ou du moins essayer de le faire. Six mois auront été nécessaires à l’élaboration de « Songs Of Death And Deception » et dés l’écoute des premiers morceaux nous n'avons eu aucun doute quand à la réussite de cet ambitieux projet (12 chansons originales + 3 reprises de Nico, de Fad Gadget et de Norma Loy).

Les voix (d’Usher solo ou en duo avec sa propre fille Lily, Corinna de Ghost Actor, ou Vera de Die Puppe), les guitares acoustiques (de Sébastien FD ou Thomas Brunaux), les percussions et arrangements d’une classe folle, sauront servir cette sublime collection de perles mélancoliques ou lumineuses aux fortes effluves dont se sont enivrés de grand artistes comme Nick Cave, Lee Hazlewood, Johnny Cash, Swans, Alain Bashung, Leonard Cohen, Serge Gainsbourg, Mark Lanegan ou Wovenhand. Cet album est un diamant noir ciselé par des ballades touchantes ou tragiques, des moments sublimes de poésie folk sans artifices. Les fantômes de Nico, d’Andy Warhol, de Lou Reed et du père d’Usher, sont là derrière chaque note, chaque souffle.

Cet album est une séance de spiritisme, une œuvre de rédemption quasi religieuse qui vous fera du bien pendant longtemps. Le mastering a été confié a James Aparicio de l’écurie Mute Records (qui a bossé pour Depeche Mode, Grinderman, Spiritualized, Liars, Maps ou Moby). C’est l’un des plus beaux albums folk enregistrés en France dans ces deux dernières décennies. Laissez vous séduire par l’œuf noir.


Nous avons ici un artiste complet qui s'aventure magistralement dans les riches terres des légendes folk longtemps arpentées par Nick Cave & The Bad Seeds, Lee Hazlewood, Wovenhand, Mark Lanegan ou Frank Tovey (dont il s'approprie un titre de l'époque Fad Gadget).

Ushersan a une voix granuleuse et biblique dont il se sert, à l'instar de celles de Leonard Cohen, Michael Gira ou Richard Hawley, pour vous narrer des histoires de vie, d'amour, de mort, de renaissance et de transcendance. Cette voix d'une justesse rare portée par de sublimes compositions (deux chansons en français dont "Le Petit Chevalier" reprise de Nico du Velvet Underground chantée ici par Lily Rose, la fille de l'artiste, et "derrière les forêts" qui lorgne du coté d'un Alain Bashung époque "bleu pétrole") distille la passion, le souffre, la caresse, la poésie et la perte irrémédiable de ceux et celles qui nous sont chers, accentuée ici par la déception d'un monde qui va tout droit vers le précipice.

La production sobre, classieuse et exceptionnelle dans l'esprit des fameux testaments "American recordings" de Johnny Cash. Le mastering a été confié à un ingénieur du son de chez Mute qui travaille habituellement avec Depeche Mode, Grinderman, Laibach, Spiritualized, Maps, Liars ou Moby.

-Pedro 2015-

credits

released September 28, 2015

For this project Black Egg was :
USHERsan : lead vocals, piano, keyboards, percussion.
Sébastien FD : guitars, bass, violin, piano, mix.
Corina Nénuphar : Female vocals on 2, 8, 12.
Thomas Brunaux : additional guitars
Mastering at Studio EEE (London) by James Aparicio

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